Fierté, satisfaction et frustration

XV DE FRANCE / VI NATIONS :


    20/03/2005 - David BONNEFOUS
Après le dernier match contre l'Italie (13-56) plus que satisfaisant, le XV de France a terminé le Tournoi 2005 avec le sourire. Samedi, les Bleus ont eu le goût du travail bien fait, avec une pointe d'amertume néanmoins.

Ils ont rempli leur part du contrat. Les Bleus devaient gagner de plus de 41 points pour espérer être champion d'Europe, ce fut chose faite. Néanmoins, les Gallois, auteur du Grand Chelem, ont mis un terme, quelques minutes plus tard, aux espoirs tricolores (si espoir il y avait encore). Plus que de la déception, le XV de France est tout de même sorti satisfait du piège italien avec des rêves pleins la tête. " On a rempli l'objectif qu'on s'était fixé : gagner avec le plus grand écart possible ", affirme l'entraîneur Bernard Laporte. Le Biterrois Yannick Nyanga corrobore : " On peut être satisfaits. On a fait un match propre dans lequel on a pris du plaisir. "

Plus que cette deuxième place dans le Tournoi, l'équipe de France a su faire preuve samedi d'une maîtrise et d'un sang froid exemplaire face à des Italiens beaucoup plus brutaux que volontaires. Les Bleus n'ont jamais répondu et ne sont jamais rentrés dans le jeu de la provocation des Italiens. Fabien Pelous a pourtant vécu la mi-temps comme une occasion de reprendre ses esprits. " Je les ai trouvé très agressifs, a reconnu le capitaine aux 101 sélections. A un moment, on a failli s'énerver et tomber dans leur jeu. La mi-temps est venue à temps. Il a fallu calmer un peu tout le monde et se recadrer sur les objectifs que nous nous étions fixés en début de match. "
 
Les cinq minutes de trop

A part ce self-control de tous les instants, le XV de France revient toutefois de Rome avec d'autres satisfactions des plus importantes, surtout au niveau du jeu. " Mettre pas loin de soixante points à une équipe d'Italie aussi agressive, ça veut quand même dire quelque chose ", avance le capitaine Fabien Pelous. D'autant plus que d'un point de vue comptable, les Français ont réussi leur Tournoi. " Si on m'avait dit, avant le Tournoi, qu'on allait remporter nos trois matches à l'extérieur, j'aurais signé tout de suite ", assure encore Laporte.
 
Pourtant malgré toutes les sources de fierté et de satisfactions, certains joueurs n'oublient pas qu'ils sont passés très proche du Grand Chelem. Plus exactement à cinq minutes près ! Ce maudit début de deuxième mi-temps face au XV du Poireau peut raviver des regrets chez certains Français. Le demi d'ouverture castrais, Yann Delaigue, fait partie de ceux-là : " c'est frustrant et cela laisse quand même pas mal de regrets ". Cette déception doit cependant, selon Cédric Heymans, servir de leçon pour la nouvelle équipe de France. " On garde ces cinq minutes dans un coin de la tête, " conclut l'ailier du Stade Toulousain.
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